Présentation du prix du Bistro des Tilleuls

Commençons par les lauréats

(en cliquant sur le millésime vous accéderez au portfolio souvenir)

2013 / 2014 : Christophe Gavat

2014 / 2015 : Miguel Bonnefoy

2015 / 2016 : Sorj Chalandon

2016 / 2017 : Georges Malbrunot

Un peu d’histoire

Le prix du Bistro des Tilleuls a été remis pour la première fois à l’issue de la saison 2014/2015. Il a été conçu par Véronique, la chérie de René Vuillermoz (inventeur et cheville ouvrière d’Histoire d’en Parler), Serge Delémontex et Jean-Georges Michaux (alors patron du Bistro), à la suite d’une idée qui leur est venue, comme ça, au bar.

Le principe (même si normalement nous n’avons pas trop de principes)

La particularité de ce prix est de récompenser non un ouvrage, mais la qualité humaine de la rencontre avec l’auteur.
Comme c’est le prix du Bistro des Tilleuls, l’événement doit avoir eu lieu au Bistro des Tilleuls. C’est peut-être idiot mais c’est comme ça.
A l’issue de chaque soirée, un petit papier est remis à tous les participants du public qui le désirent. Chacun peut ainsi donner une note de -10 à +10 pour l’ambiance et la qualité de la relation établie entre l’invité et l’assistance.
Il ne reste plus qu’à tout additionner et à diviser par le nombre de votants.
Ça donne la note. La meilleure note de l’année obtient le prix.
Bien entendu, cette méthode est porteuse de rudes injustices. Par exemple ce soir là, c’était la pleine lune, il y avait une finale de sport à la télé, tel auteur a un lectorat anarchiste qui se refuse obstinément à voter, que sais-je ? Mais c’est la dure loi du sport.
Pour l’instant, on n’a pas trop à se plaindre des choix.

Le prix : du concret

C’est un prix en espèces : le poids (approximatif) de l’auteur en Reblochon, en Mondeuse et en Apremont livré à l’adresse de son choix, mais uniquement sur le territoire français métropolitain ; les vins et le fromage ne supportant pas bien les voyages.
En général le gagnant fait profiter ses collaborateurs et ses amis de l’aubaine. D’autant que le Reblochon à point ne se conserve pas bien longtemps. Quant aux vins, on imagine mal un écrivain buvant plusieurs caisses de pinard tout seul dans son coin : quoique !
Bon ; ils font bien ce qu’ils veulent avec.

A noter que les vins sont choisis par Bruno Bozzer (la java des flacons & Enoteca de la Java).
Ça c’est la garantie que c’est pas de la piquette.

La finalité profonde et véritable du prix

Vous devez vous dire :
– bon d’accord, c’est rigolo, mais ça ne “fait pas sens“ un prix pareil !
À quoi nous répondrons carrément :
– détrompez-vous !

C’est lors d’une tournée des caves aux alentours de Chambéry, alors qu’il parvenait à un état mystique —il devait choisir le cru de l’année— que René a soudain été visité par une apparition.

Dans la splendeur du soleil couchant, il vit se dresser au dessus du mont Granier un ange couronné de lumière qui tenait dans sa main droite un verre d’Apremont à la robe d’or et dressait vers les cieux son bras gauche arborant un étendard sur lequel se distinguait clairement la fière devise “Plus fort que le Flore“.
Il se hâta de faire un selfie devant l’étonnant phénomène météorologique, cliché qui s’est malheureusement perdu.

Mais la finalité du Grand Prix Officiel International Francophone du Bistro des Tilleuls devenait soudain simple : damer le pion au fameux “prix du café de Flore“ à Paris.